mercredi 27 janvier 2010

Soleil d'hiver


En route pour L'Isle-de-Noë, photo prise en vitesse près de Saint-Puy ...

Si vous aimez le brouillard photogénique et les subtilités de l'aérologie, venez en masse assister à la conférence que je donne le dimanche 31 janvier 2010 à 15h à la Maison de la Nature de Puydarrieux (Hautes-Pyrénées) à l'occasion des Hivernales 2010 - 14ème Festival Nature et Environnement.

vendredi 22 janvier 2010

Brumes enchanteresses

Tombé du lit avant que ne disparaissent les étoiles, j'ai traqué les brumes exquises qui nimbaient les vallons. Le soleil est apparu dans les rumeurs de l'aube comme un petit trait écarlate à l'horizon, puis tout ne fut plus que lumière et enchantement :

Non loin de Marsolan.

La vallée du Gers au pied de Lectoure.

lundi 18 janvier 2010

Bournac by night

lundi 11 janvier 2010

Premier dégel

Dans l'enclos des chèvres, les tôles ondulées s'échauffent au soleil. La neige fond et des stalactites de glace poussent le long du toit. Désireux de saisir l'envol d'une goutte, mon nouveau joujou (le Pentax K-x) fait merveille : ce cliché est pris au 1/5000ème de seconde à 3200 iso !

Givre

Un coup d'œil aux vitres de ma vieille R25 endormie sous une généreuse couette de neige me permet de découvrir ces jolies fougères de glace :


A trois mètres de là, je suis ravi par cette plume reposant sur un lit de flocon. Au moment précis où j'allais la photographier, un minuscule tourbillon est venu la soulever et l'a fait danser sur sa pointe, avant de la coucher délicatement, dans une position idéale :

dimanche 10 janvier 2010

Grand Blanc


Maintenant que nous y passons nos derniers jours, c'est avec une certaine tendresse je considère cette demeure isolée où nous vécûmes pendant un peu plus de quatre années. Avec ses allures de manoir devant et de ferme derrière, Bournac ne me déplaisait pas. Sise à plus d'un kilomètre de Blaziert, j'y échappais à la pollution lumineuse directe ce qui me permettait d'y jouir d'une Voie Lactée époustouflante, quoique gêné par les phares des voitures sur la départementale 7. Mais nous allons également conserver le souvenir de quatre hivers glaçant, où l'absence d'isolation alliée aux nécessaires économies de chauffage nous amenèrent plus d'une fois à claquer des dents tout en frémissant d'effroi en découvrant les factures d'EDF !
Eh bien justement, le froid est de nouveau au rendez-vous, et la neige aussi. J'ai fais cette photo au cours d'une brève promenade aux alentours. Si la neige est peu commune en Gascogne, la neige ensoleillée l'est encore davantage.

samedi 9 janvier 2010

Gascogne glaciale

Troisième chute de neige de la saison, mais cette fois nous flirtons avec l'exceptionnel. Les flocons sont fins, mais ont virevolté de deux heures du matin jusqu'au début de la nuit suivante, poussé par un vivifiant vent d'ouest. "Vivifiant" est un euphémisme, bien sûr !
Surprenant que cet entêtant "blizzard" soufflant de l'ouest alors que nous sommes dans une situation de retours d'est. Animations satellites et radar s'accordent cependant à nous exhiber la perturbation qui, après avoir semé l'anarchie blanche dans tout le quart sud-est de la France, s'en vient nous conter fleurette en arrivant par l'est et le nord-est. Et c'est bien là ce qui se passe à l'altitude des nuages, mais au sol, dans ses basses couches où nous rampons, l'air est advecté de l'ouest. Point de douceur atlantique cependant, eu égard à la glaciale masse d'air qui, depuis plusieurs jours, règne sur toute l'Europe occidentale, Golfe de Gascogne compris. Mais j'imagine que ce flux d'ouest doit dans une certaine mesure apporter un peu d'humidité à la furie blanche qui progresse vers nous.

Évidemment c'est la joie pour Kasia qui peu de nouveau faire ses pitreries dans la neige. La voici en train de s'ébrouer après s'être copieusement roulée.

samedi 2 janvier 2010

Saupoudrage

Un peu de neige en fin de nuit, de quoi blanchir les prés avant que les nuages ne fuient.
Le soleil parait et de ses ardeurs d'année nouvelle ronge le blanc manteau.
Vite vite je file du coté de Roquepine pour y photographier des rangs de vigne.
En face sur la colline, passent cinq chevreuils aux pattes fines.


La neige que dévorent les photons libère son eau.
La vapeur sitôt élevée rencontre l'air frais et devient brume.
Un brouillard de mélange pour le physicien,
un instant précieux pour le photographe.

mardi 29 décembre 2009

Eclairs (et tonnerres) sous les étoiles

Premier essai nocturne de mon nouveau Pentax K-x, qui vient remplacer mon loyal K10 qui a rendu l'âme à la fin de l'orage du 8 octobre dernier.
Je suis bluffé par la qualité des images aux hautes sensibilités. Les portes de la photographies nocturnes s'ouvrent enfin devant moi ! Et ça tombe bien, l'excellente visibilité de ce soir me permet d'observer la ribambelle de foyers orageux qui glissent du Médoc vers Limoge :

Les constellations du Cygne et de la Lyre sont suspendues au-dessus de la lointaine masse orageuse. Combinaison panoramique de deux poses de 13 s, iso 800, Pentax K-x et objectif Pentax-M 35/2.8.

Gros plan sur une "tête de cunimb"
bien active
au sommet fréquemment illuminé.
Elle est située à l'extrémité postérieure du complexe orageux,
c'est-à-dire à sa pointe sud-ouest.
Pentax K-x et Sigma 70-200/2.8.


Cette ligne d'orages ne passe pas à moins de cent cinquante kilomètres de moi, et je certifie pourtant avoir entendu le tonnerre !
Comment est-ce possible ?
Je me sais sensible au basses fréquences, qui parmi les ondes acoustiques sont celles qui se propagent le plus loin, mais 150 km cela me parait énorme. Je mets volontiers en ligne de compte la possibilité que le gradient de température de l'atmosphère puisse contribuer à façonner des guides d'ondes similaires à ceux formés par les différences de salinité et de température dans les océans, et qui permettent au chants de certains cétacés de se propager sur des milliers de kilomètres. De similaires phénomènes de réverbération et réfraction acoustique sont connus par la succession de zones de bruit et de silence entourant concentriquement des lieux où se sont produit de très puissantes explosion. A ce titre, les lueurs d'éclair qui illuminaient l'horizon étaient particulièrement puissantes malgré la distance, et les orages d'hiver produisent plus fréquemment des décharges positives dont la grande intensité électrique se traduit par un tonnerre fracassant.
J'ai déjà eu l'occasion d'aborder ce sujet avec un chasseur d'orage qui, du coté des Vosges, était surpris de pouvoir entendre le tonnerre accompagnant des orages distants de quatre-vingt dix kilomètres environ. Il est certain que cela implique certaines conditions, notamment de jouir d'un site d'observation calme. Les éléments relatifs à la stratification et à la dynamique de la masse d'air entre Gascogne et le nord de l'Aquitaine mériteraient d'être scruté plus en détail.
Comme je m'intéresse de plus en plus à l'acoustique, je vais tôt ou tard me mettre en tête de tenter d'enregistrer ces lointains échos de fureur ...

vendredi 18 décembre 2009

Un peu de neige

Du froid et des flocons, Blaziert dans un écrin vert et blanc ...



... et Kasia qui fait des bonds !

lundi 14 décembre 2009

Souvent montagne varie ...

Me voici enfin en mesure de prouver photographiquement ce que je soutenais depuis longtemps aux visiteurs auxquels je faisais admirer le distant profil des Pyrénées, à savoir que nous n'en percevons qu'une image. La lumière est le jouet de l'atmosphère, et les variations de températures aux différentes altitudes de la masse d'air induisent un trajet toujours plus ou moins "tordu" aux rayons qui la traverse. La réfraction atmosphérique est à l'œuvre, elle abhorre les lignes droites et ne peut souffrir de voir les photons adopter une trajectoire rectiligne. Baignant dans ce fluide atmosphérique où l'on a trop facilement tendance à croire que l'essentiel est clairement visible, on ne soupçonne pas à quel point l'horizon nous ment. Ces familières crêtes pyrénéenne, que je retrouve soir après soir à la faveur de ces journées merveilleusement limpides de décembre, eh bien ces crêtes éloignées ne sont jamais exactement à la même hauteur apparente.
L'effet, quoique faible, est néanmoins parfaitement visible avec une simple paire de jumelles, et pour le photographier un modeste téléobjectif de 200 mm suffit. Encore faut-il que dans des conditions de transparence similaires je puisse saisir la belle ampleur que peut afficher ce phénomène de mirage du jour au lendemain. S'y ajoute la pertinence d'un repère plus proche qui puisse faire office de référence. En l'occurrence, c'est le château d'eau de Castillon-Debats, distant d'une trentaine de kilomètres, qui est dévolu à ce rôle. Et la crête distante et néanmoins choyée est celle du Pic d'Orhy, premier sommet de plus de deux mille mètres que rencontre l'explorateur qui cheminerait hardiment de l'Atlantique vers la Méditerranée le long de la frontière pyrénéenne. Et en voici maintenant deux photos prises à peu de jours d'intervalle :


Voyez, l'effet est saisissant : sur le cliché de droite, la montagne s'est enflée, noyant complètement le sommet du château d'eau. Et ce n'est pas le signe d'une crise tectonique sans précédent, mais le simple jeu de l'air qui fléchi la lumière, allié à la courbure de la Terre et à la modification du gradient de température dans les basses couches (irruption de l'air froid, tandis qu'en altitude régnait encore une relative tiédeur). Cette hausse du Pic d'Orhy est l'ébauche d'un mirage supérieur, qui peut parfois prendre une tournure vraiment spectaculaire. On comprend dès lors les limites que le phénomène imposait aux géographes chargés de dresser des cartes et de mesurer l'altitude des sommets par la méthode de la triangulation. Des abaques permettaient de prendre en compte la valeur moyenne de cette réfraction atmosphérique en fonction du site (c'est-à-dire la hauteur) de la visée, mais il était naturellement hors de question d'employer des éléments aussi distants et proches de l'horizon que dans le cas présent.
Cet effet joue en permanence autour de nous, et pour que cesse ce mensonge des lointains il faudrait se débarrasser de l'atmosphère. Point de distorsion de l'horizon à la surface de la Lune ! Mais sur Terre, on ne saurait y échapper. L'effet joue donc aussi sur la portée d'un phare côtier, en permettant aimablement aux marins, lorsque les conditions sont réunies, d'apercevoir tel ou tel phare bien au-delà de la limite que postule le calcul basé sur la seule rotondité du globe. Fascinant, n'est-ce pas ?

mercredi 9 décembre 2009

Fines ondes vespérales

Les tout derniers rayons du soleil tangentent les altostratus du soir, mettant soudain en évidence les subtilités de leurs fins motifs ondulatoires :

lundi 30 novembre 2009

Ivres d'étoiles et de lactescences

Puisque je me suis mis à nourrir ce blog de rétrospectives, je continue ! Je confesse qu'à la "faveur" du mauvais temps, je suis plus souvent devant le clavier et c'est l'occasion de mettre à jour mes différentes galeries.

Je vous propose donc un retour vers ces merveilleuses nuits d'été, celles où la Voie Lactée palpite au-dessus des grillons, et où l'on peut rester en chemise jusqu'à l'aube. Et je ne suis pas près d'oublier cette splendide nuit du 13 au 14 aout 2009, qui fut pour moi une nuit blanche à la ferme des étoiles. C'était à l'occasion du Festival d'Astronomie de Fleurance et du maximum de l'essaim des Perséïdes (il s'agit d'étoiles filantes).
Cette soirée m'a laissé une très vive impression. La perfection des images délivrées par le télescope de 630 mm (quelle merveille !) m'a stupéfait. L'observation de la nébuleuse de l'oeil-de-chat a constitué un choc, et la beauté de la topographie lunaire était à couper le souffle !
Quelques images pour rendre compte de l'ambiance :

Observation des merveilles du Sagittaire avec les jumelles Fujinon
(150 mm de diamètre !)

Quel instrument de rêve ...

La lune se lève ...

... et sa lumière éclaire le site de la Ferme des étoiles. Si sa clarté nuit à l'observation des nébuleuses et des galaxies, les observations n'en continuent pas moins : amas, nébuleuses planétaires, Jupiter, étoiles doubles ...

L'admirable télescope de 630 mm.

Le cratère Copernic. Cette photo à été prise à main levée, en tenant simplement le boitier (Pentax K10) à la place de l'oeil, à l'oculaire du télescope.

Mon secteur préféré !

N'imaginez pas que l'astronomie est un loisir de tout repos.
La contemplation des astres est une activité éreintante, sans
parler du risque d'éprouver quelque commotion devant tant de beauté :

Chute ? Choc esthétique ? Épuisement ?
Ou trop de certains produits locaux à base de raisins fermentés ?
La réponse est sur la version complète de cette image recadrée ...

dimanche 29 novembre 2009

Lumière cendrée

Voici deux photos prises le 27 février dernier, au cours d'une soirée où j'ai patiemment attendu que la Lune veuille bien approcher de l'église de Blaziert :


Crépuscule de fin d'hiver

26 février 2009.

mercredi 25 novembre 2009

Ondes parallèles

vendredi 6 novembre 2009

Neiges au crépuscule

Visibilité d'enfer et limpidité hors norme, pour des jeux de lumières d'exception à la fin du jour :

Du rose pour le Luchonais ...

... et bleu et jaune combinés pour la Bigorre.