samedi 11 septembre 2010
mardi 7 septembre 2010
Orage et Voie Lactée
Bien que déconcertante, voir décevante en ce qui concerne les phénomènes orageux, cette année 2010 m'aura permis de réaliser deux clichés dont je rêvais depuis longtemps.
Le 10 mai dernier, je saisissais enfin des éclairs au-devant du soleil couchant, grâce à un orage marchant avec obstination en direction de notre étoile qui plongeait à l'horizon. Voilà des années que j'avais cette image en tête !
Une autre me trottait dans l'esprit. Celle d'une rencontre entre l'orage et le ciel astronomique, le bonheur de voir se côtoyer sur un même cliché les lactescences de la Voie Lactée et l'éclat fulgurant de la foudre. Certes, j'avais déjà réussi à réunir l'éclair et la lune, mais arriver à conjuguer les paillettes d'éternité de ces légions d'étoiles et l'éclair tonitruant demandait, en plus de la nécessité de disposer d'un capteur très sensible (et en ce domaine celui du Pentax K-x fait merveille) et d'un objectif offrant un vaste champ (et là c'est le fameux 10-20 EX de chez Sigma qui excelle), un concours de circonstance me permettant d'avoir l'orage idéalement placé par rapport à la majestueuse arche de la Voie Lactée.
Ce soir, 7 septembre 2010, toutes les conditions sont enfin réunies :
Vingt-huit minutes plus tard, le déchainement est imminent :
Après, c'est le chaos habituel, pluie battante, rafales qui secouent la voiture, quelques petites branches qui volent. Je reprends la route pour bondir vers un autre point de vue qui donne en direction de Lectoure et de la vallée du Gers, c'est-à-dire vers le nord-ouest, et je peux y contempler le spectacle de ces multiples foyers orageux qui s'éloignent alors que les étoiles réapparaissent :
Some lightning storms under the stars from Pierre-Paul Feyte on Vimeo.
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dimanche 29 août 2010
mercredi 25 août 2010
Première lumière
Je prête quelque similitude entre la "première lumière" d'un télescope et la mise à l'eau d'un navire. La coque terminée, il y a encore énormément d'aménagements et de second-œuvre à accomplir. Mais déjà, mais surtout, c'est le moment de vérité pour le concepteur de l'esquif qui, porté par l'onde, va révéler la pertinence des calculs et/ou approximations qui ont présidé à sa réalisation.
Voilà seize années de cela, je m'étais évertué, dans un quotidien pourtant autrement plus difficile qu'aujourd'hui, à frotter deux disques de verre l'un contre l'autre des dizaines d'heures durant. Objectif de tant d'obstination : la fabrication d'un télescope doté d'un miroir 250 mm de diamètre. Il y a quatre ans, mon ami Philippe Tosi accepta avec l'enthousiasme dont il est coutumier de retoucher le miroir que j'avais, dans la fougue de mes jeunes années, affublé d'un profil hyperbolique alors que c'est la parabole qui doit dicter avec rigueur l'établissement de sa subtile concavité. L'orfèvre truculent accompli bel ouvrage, mais deux années passèrent encore jusqu'à ce que je fasse revêtir l'auguste surface optique d'une couche d'aluminium aux bons soins de l'entreprise Legrand de Rabastens-de-Bigorre.
Encore deux ans, et me voici enfin en mesure d'envisager la construction d'un véritable observatoire sous le ciel préservé du Gers. Profonde motivation que l'assouvissement de ses rêves d'enfant ! Je me suis donc attelé à la réalisation d'un tube octogonal de robuste allure. Des heures d'atelier où je me suis refusé le recours à l'établissement de plans, le seul crayon que je manipulais étant celui me permettant de porté le tracé des découpes sur les éléments en bois ou en acier. Une fabrication tâtonnante, dans le souvenir d'une première réalisation conçue en 1994.
Le 17 août, premier essai : le télescope en précaire position me donne des images réjouissantes de la lune en train de se coucher, mais il m'est impossible d'apprécier la finesse des détails en raison de la forte dégradation qu'entraine la position extrêmement basse de l'astre.
Hier soir, 25 août, après la réalisation hâtive d'un support azimutal, vient l'instant des premières observations dignes de ce nom. Malgré la turbulence atmosphérique qui accompagne l'apparition d'un léger vent d'autan où se devinait déjà la fournaise du lendemain, les détails abondent sur la Lune, et je suis littéralement fasciné par les détails qui se révèlent, lors des trop rares et trop brefs répits de l'agitation atmosphérique, sur le disque de Jupiter. Puis ce furent les Pléiades, puis le double amas de Persée, puis le sommeil les yeux embués d'étoiles et de mondes lointains.
Quelques images :

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lundi 23 août 2010
dimanche 15 août 2010
Juste à coté
Où sont les tonitruants étés gascons, ces aoûts rugissants de tonnerres quotidiens, ces champs torréfiés accueillant foudres et déluges ?
Je dois me contenter d'un orage minuscule, qui passe juste au sud de Saint-Puy. Ce ne doit être qu'un "grain" de ciel de traine, une singulière giboulée estivale, mais le météore a daigné donné de la voix en frappant d'un éclair, un coup de foudre parfaitement unique, le toit du château qui m'abrite. Une promesse de jours heureux, d'une fin d'été ponctuée de spectacles kérauniques ? Peut-être ...
En attendant, une petite séquence accélérée de ce mini-orage mignon tout plein :
Nearby storm from Pierre-Paul Feyte on Vimeo.
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Jean le blanc
Titubant dans la cuisine au moment de prendre le petit déjeuner, je remarque au-dessus de la colline un rapace bien plus gros que les buses qui le houspille. Un circaëte Jean-le-blanc ! Le temps de bondir sur le 600 mm et hop ! :
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vendredi 13 août 2010
Filent les étoiles ...
J'ai extrait et additionné les météores visibles sur les neuf-cent-cinquante-trois poses de quinze secondes obtenues entre 23h43 et 04h07 lors de la nuit du 12 au 13 aout. Onze des vingt-et-une étoiles filantes enregistrées se retrouvent sur l'image ci-dessous, les dix manquantes étant hors champs ou en-dessous de l'horizon par le décalage que produit la rotation apparente du ciel, ou bien encore exclues du recadrage vertical que j'ai choisi pour son dynamisme et la mise en évidence du radian :
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lundi 9 août 2010
Etoile filante
Pentax K-x, Sigma 15/2.8 fish-eye, iso 3200, 15 s.... Et ce n'est pas une Perséïde, probablement une Delta Aquaride.
980 clichés m'ont permis de réaliser le film visible sur Vimeo :
Perseid Meteor Shower August 12, 2010 from Pierre-Paul Feyte on Vimeo.
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vendredi 30 juillet 2010
La jument, la maison et le Cosmos
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mardi 20 juillet 2010
Rideau de foudre
Ce soir, un orage qui avait manifestement décidé d'être lent, tant par son déplacement que par son activité électrique, s'est promené vers le centre-est du Gers. Espérant d'autres foyers qui auraient pu me concerner plus directement, je ne suis pas parti à sa poursuite et me suis contenté de le contempler de loin :
L'image ci-dessus est le résultat de la superposition de dix-sept clichés (!) pris entre 23h47 et 00h14.
Le lendemain, j'ai regretté de ne pas m'être rendu à son chevet, histoire d'aller tâter ces foudre tentatrices et d'ouïr quelques beaux tonnerres. Mais maintenant que je découvre cette composition, je ne le regrette plus !
(Pentax K-x, objectif Sigma 105 EX Macro).
vendredi 16 juillet 2010
Une nuit parfaite
"C'était une nuit extraordinaire.
Il y avait eu du vent, il avait cessé, et les étoiles avaient éclaté comme de l'herbe. Elles étaient en touffes avec des racines d'or, épanouies, enfoncées dans les ténèbres et qui soulevaient des mottes luisantes de nuit."
Il est des nuits parfaites, de ces heures obscures où s'offre enfin à l'œil tout ce que le jour ravi. Cette nuit en est une : le Cosmos est sur le pas de ma porte, le ciel croule d'étoiles, et chevêches et petits ducs se disputent l'attention des soleils lointains à coup de notes flutées.
A l'heure où les moissonneuses cessent leurs distants mugissement, je poursuis ma moissons d'astres. Quatre piquets et une corde m'ont permis de mettre hors de portée de la jument toujours curieuse le télescope solidement campé sur sa monture équatoriale. Les chèvres de l'enclo voisin, interloquées au début, se sont rapidement habituées à mon patient glanage nocturne.
Choisir une étoile et la suivre adroitement dans son ascension pour garder le cap, la main ne devant pas se crisper sur cette petite manette qui me permet de compenser la rotation de la Terre, voilà l'enjeu. Les minutes, les heures s'accumulent, les photons stellaires pleuvent sur la mosaïque semi-conductrice et se transforment en chiffres ordonnés dans la carte mémoire. Une image se construit, celle de la Voie Lactée, sublime arche nocturne :
(Pentax K-x, Sigma 10-20 EX à 10 mm et f/4, iso 1250, surimpression de sept poses de trente secondes).Le pied de la Voie Lactée glisse par-delà la haie qui frange la colline. Des millions d'étoiles cherchent à se cacher derrière quelques petits chênes et frênes, mais elles n'y arrivent pas :
(Pentax K-x, SMC Pentax-M 50/1.7 fermé d'un cran, surimpression de trois poses de trente secondes, iso 1250).
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samedi 3 juillet 2010
Orage
Retardé par une panne électrique de ma voiture, je manque la mise en place de ces deux grosses cellules qui encadrent Saint-Puy. Une à l'ouest, l'autre à l'est, j'hésite (tout en me battant contre fusibles et relais) avant de partir coté est, le bon choix. Arrivé au point de vue, le secteur de Fleurance et une bonne partie de la vallée du Gers disparaît sous un déluge où je soupçonne la grêle. L'activité électrique est soutenue, mais je suis très gêné par une invasion de nuages bas provenant du nord-ouest ainsi que par la pluie qui devient plus soutenue. Les deux images suivantes sont issues de séquences vidéo saisies avec le Pentax K-x :

Puis se présente un nouvel orage qui arrive par le sud-sud-ouest. Les éclairs pleuvent sur les coteaux et se rapprochent. Ce sursaut de colère atmosphérique a toutes les chances de passer en plein sur mon domicile, où je retourne afin de pouvoir veiller sur les miens. C'est protégé de la pluie par l'escalier que je peux saisir ce joli éclair extranuageux :
Un autre orage à sévi au cœur de la nuit. Je suis resté longuement à la fenêtre pour contempler cette fureur électrique, mais l'épuisement consécutif à mon manque chronique de sommeil m'a incité à ne pas prendre la route à sa poursuite. Je ne le regrette pas, j'en ai profité pour écouter le tonnerre alors que la chouette chevêche se posait sur la gouttière à moins de deux mètres de moi. Puis dodo, demain sera un autre jour !
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lundi 28 juin 2010
Supercellule
Ouf !
Je viens enfin de publier mon "reportage" concernant la supercellule du 25 mai dernier. Il est visible sur le forum d'Infoclimat à cette adresse :
http://forums.infoclimat.fr/topic/58157-supercellule-gersoise-du-25-mai-2010/
Le bouquet final fut ce mur d'orage s'en allant vers le Lot :
Last storms - June 25, 2010 from Pierre-Paul Feyte on Vimeo.
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lundi 21 juin 2010
La frange verte

Facétie commune de la réfraction atmosphérique, la frange verte qui surmonte le dique du soleil couchant était ce soir particulièrement marquée.
Il fallait bien ça pour ce solstice, pour lequel je me devais de fixer l'ultime rayon du plus long des jours ...
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dimanche 20 juin 2010
Supercellule : le film
Voici enfin une première partie des séquences vidéos accélérées obtenues lors de cette folle journée du 25 mai 2010 :
May 25, 2010 supercell from Pierre-Paul Feyte on Vimeo.
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